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Quelles applications sont dangereuses pour mes enfants ?

From Parlons Réseaux

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Quelles applications sont dangereuses pour mes enfants ?

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La question récurrente

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« Quelles applications sont dangereuses pour mes enfants ? »

C'est LA question qu'on me pose régulièrement en intervention. Et ma réponse déçoit souvent, parce qu'elle ne désigne clairement personne du doigt.

Le vrai problème n'est pas l'appli

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Le problème, ce n'est pas tant l'application en elle-même. C'est ce qu'on en fait, et surtout le fait qu'on y entre en enfreignant déjà une règle primordiale :

→ Le respect des conditions générales d'utilisation. Personne ne les lit, personne ne les applique.

  • On ment sur son âge. Un enfant de 11 ans qui en déclare 18, ça prend trois secondes et aucune case ne le vérifie sérieusement.
  • Une fois à l'intérieur, des infractions sont commises : harcèlement, diffusion d'images sans consentement, menaces. Des délits, pas des « bêtises ».

Le vrai nœud : la modération a posteriori

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Sur ces plateformes, la modération se fait quasiment toujours a posteriori.

Le contenu est :

  • Signalé.
  • Examiné.
  • Parfois retiré…

…après avoir été vu, partagé, capturé.

Quand le compte saute, le mal est fait, et trois autres sont déjà recréés. C'est posté. C'est trop tard.

Les deux applis où, sur le terrain, je vois le plus de difficultés

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Telegram

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Ses propres conditions d'utilisation interdisent l'inscription aux moins de 18 ans dans l'Union européenne. Dans les faits ?

On y croise énormément de mineurs, car aucune vérification d'âge sérieuse n'existe à l'inscription.

Et certains salons publics basculent dans des contenus complètement déviants : violence, pornographie, parfois pire.

Snapchat

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J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises, mais le constat ne bouge pas : ce sont surtout les usages collectifs qui posent problème.

  • Les groupes de classe qui dérapent.
  • Les groupes de rumeurs.
  • Les comptes « fisha » (verlan d'« afficher ») qui diffusent des photos intimes de jeunes filles — souvent mineures — sans leur consentement, fréquemment organisés par département.
  • Les comptes « pirates », créés pour désigner une cible et organiser un rendez-vous pour la frapper.

Le message

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Mon message n'est pas « interdisez tout ».

Il est :

Sachez ce qu'il y a derrière l'appli, et parlez-en avec vos enfants — avant que ce soit un signalement (ou pire) qui vous l'apprenne.

Voir aussi

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